Nepal: mon 1er trek

Un petit avant-goût de l’Everest comme 1er trek : les lacs Gokyo Lake avec des vues spectaculaires sur les géants himalayens du 17/10 au 1/11/2014 – niveau 3 chaussures

A plus de 4500 m d’altitude, au cœur du Khumbu, se cache un joyau de l’Himalaya : les lacs turquoise de Gokyo. Cet itinéraire rejoint dans un premier temps les lacs puis grimpe au sommet du Gokyo Ri ( 5360 m ) d’où le panorama sur les sommets de plus de 8000 m est sublime : Cho Oyu, Makalu, Lhotse et Everest se dressent devant moi. Je franchis ensuite le Cho La ( 5420 m ) pour rejoindre le chemin du camp de base de l’Everest et me demander si j’irai un jour grimper ce sommet. Les incontournables du massif du Khumbu : les lacs de Gokyo, le panorama sur l’Everest depuis le Kala Pattar, et le mythique camp de base de l’Everest !

Depuis Katmandou, je prends un vol pour Lukla, dans les hauteurs du Solu Khumbu, le pays Sherpa. Je remonter la vallée de la Dudh Khosi jusqu’à Namche Bazaar, le centre commerçant de la région. Je quitte bientôt le sentier “classique” du camp de base de l’Everest pour remonter la vallée de Gokyo, avec le Cho Oyu ( 8201 m ) en toile de fond. Je continue à gravir le Gokyo Ri, splendide belvédère sur le massif, et vue imprenable sur les plus hauts sommets de la terre : Everest, Lhotse, Nuptse, Makalu… Le passage du fameux Cho La ( 5420 m ), entre pierriers et glacier, permet ensuite de regagner l’itinéraire du camp de base de l’Everest, qui se trouve au fond de la grande vallée du Khumbu.

Le circuit

Mon 1er trek: c’est après avoir passé chacune de mes vacances pendant 3 ans sur un bateau de croisière à faire des cures detox que je réalise que je n’ai pas encore l’âge de rester sur un bateau à ne rien faire, juste à me faire du bien.

J’ai envie d’autres choses, plus sportif et plus aventurier c’est ainsi que je me lance dans mon 1er trek sans rien connaître à la montagne, au matériel à prendre, au condition sanitaire, à l’agence avec qui je pars etc mais je sais que j’aime la montagne et la nature.

C’est par hasard que je découvre alors Atalante qui devient mon partenaire trek pour de longues années 😉

C’est donc avec inquiétude et curiosité que je pars découvrir le Népal.

Ce trek comme la plupart au Népal commence par Katmandhou, pour ensuite prendre un vol pour Lukla, je me souviens toujours de la tête des porteurs quand ils m’ont vue arrivée et le guide Tamang : « la petite nana citadine avec son jean’s, son sac à dos de débutante etc elle n’ira pas très loin »

C’est vrai que quand on atterrit à Lukla, on ne voie que des sacs à dos, des grosses chaussures de montagnes, des crampons, des casques, des pantalons en gore tex, des grosses doudounes… bref je fais assez tâche à côté, avec mon look de citadine…

L’aventure commence donc vraiment 2 jours après avoir atterri où nous retrouvons notre équipe de porteurs et commençons notre trek avec au quotidien une moyenne de 4 à 6 heures de marche par jour, parfois plus ( comme lors de l’ascension finale par exemple ), parfois moins, tout dépend de notre rythme, de la météo et du dénivelé.

Evidemment le but du voyage est l’ascension du Renjo La Pass ; donc là réveil à 4h30 du matin pour garantir l’ascension finale en début de matinée et avoir toutes les chances d’y arriver ; c’est d’ailleurs avec facilité à ma grande surprise que j’y arrive alors que Philippe et son fils par manque d’entrainement cardio n’y arrivent pas.

Les journées se ressemblent assez comme on se réveille tôt matin vers 7h, départ 8h-8h30 pour partir avant que les nuages n’arrivent avec ou sans neige, mais à cette époque de l’année, les conditions météorologiques sont assez favorables. A notre réveil, nous avons à chaque fois une bassine d’eau chaude pour se débarbouiller de la nuit et se faire une petite toilette de chat, avant un bon petit déjeuner : des toasts, de la confiture, des oeufs, parfois du porridge. Nous remplissons notre gourde d’eau chaude pour la journée et recevions de bonnes barres de céréales, mais j’avais pris avec moi quelques bons fruits secs, en cas de fringales ou de coup de mou.

Au plus on marche et on monte, au plus les températures en soirées diminuent et il fait vraiment froid, très froid, c’est d’autant plus difficile à supporter que la journée est très agréable avec des températures proches des 15 degrés mais le soleil couché celles-ci peuvent avoisiner les -2/-3. Nous avons toujours à notre arrivée vers 16h un bon goûter : thé et biscuit ou pop-corn chaud pour nous réchauffer avant la douche qui se limitait assez souvent aux lingettes et un bon diner complet.

Nous sommes passé par Namche Bazaar un village incontournable quand vous partez marcher dans la région de l’Everest : très joli village avec tout ce dont vous avez besoin d’acheter encore avant de vraiment commencer le trek en altitude sous tente, coupé de tout. C’est là où j’ai réalisé que je n’avais peut-être pas prévu de vêtements assez techniques chaud donc je m’achète un collant chaud supplémentaire et un bonnet.

J’arrive finalement à faire l’ascension de Renjo La Pass 5360 m le 25/10/2014 à 10h10, mon 1er sommet ! Que de joie, de bonheur, de fierté d’être là au sommet face à ses lacs, face à cette beauté naturelle, je sais là que mon choix de mettre de côté les croisières bateau “detox” est définitivement un excellent choix et sans doute de côté pour un très bon bout de temps.

Ensuite nous reprenons notre chemin de retour et la descente vers Lukla, les journées sont moins fatigantes et plus rapide, on prend le temps même de visiter un temple ou 2.

Nous avons terminé le circuit par une top soirée et visite à KTM tous ensemble, Atalante a organisé un super diner avec des danses locales et un buffet népalais succulent, mais le lendemain c’est très triste que je quitte mes camarades de marche, on passe quand même par des moments de difficulté: une 1ère fois, des dénivelés soutenus, du froid, peu de confort, … Ce qui crée des liens forts, j’ai bon espoir de revoir Jean et Annick, l’avenir me dira si je les reverrai pour gravir un sommet en France

Le logement

Au départ comme au retour à KTM, l’hôtel est super confortable pour se remettre du long vol. Ensuite, on loge chez l’habitant, dans des gîtes ou dans des lodges au confort très rudimentaire sauf à Namche Bazar où on dort dans un hôtel (mais même si il s’agit d’un hôtel 3 étoiles, çà reste à la népalaise donc malgré tous les nuits restent très froides car le chauffage n’est pas aussi courant qu’en Occident) ; les lodges au Népal sont des endroits toujours très propres et confortables mais il s’agit souvent d’une pièce centrale avec un réchaud, une cuisine attenante à cette pièce, une salle de bain ou 2/3 pour plusieurs chambres et les chambres sont très mal isolés et souvent sans draps vu le manque de sanitaire/eau/électricité pour nettoyer le linge

Çà fait partie de l’expérience de trek népalaise et on oublie assez vite le manque de grand confort à la népalaise tant la magie du trek est magnifique.

La nourriture 

Ce n’est évidemment pas pour le côté gastronomique que je choisis de partir au Népal en trek car en effet à part la viande de Yak et le fromage de Yak, au-dessus de 1500m, l’approvisionnement en matière première est limité mais malgré tout matin/midi/soir, nous avons toujours de bons plats différents et délicieux.

Les petits déjeuners sont toujours simples mais bons : œufs, pain toasté, confiture, crêpe, porridge, thé en suffisance et on reçoit notre collation en barre de céréales pour l’ascension de la journée.

Notre déjeuner soit on a la chance de nous arrêter dans un lodge qui se trouve sur notre chemin et donc on déjeune de pâtes avec quelques légumes, ou du riz, ou des pommes de terre soit on a reçu le matin un pique-nique composé d’œufs, pains, barre de céréale, jus de fruit, jambon…  à transporter qu’on partage sur le chemin, toujours dans un coin en dehors des chemins battus avec une vue toujours magnifique.

Goûter : toujours à l’arrivée au lodge ou sur le campement on reçoit des biscuits, ou des pops-corns avec un bon petit thé.

Dîner : il est en général donné assez tôt, on nous sert un bon potage de légumes (frais mais plutôt rare, des boîtes de conserves améliorées ou des sachets royco) un bon plat de riz, de pâtes ou pommes de terre avec du poulet ou du yak et en dessert des fruits frais ou en conserve.

Le groupe

Je fais ce trek accompagné d’un couple de Français : Jean et Annick de Pau (un couple charmant qui marchent souvent et à une bonne condition) et Philippe avec son fils Cédric de Paris. Ils ont de grandes difficultés à monter le Renjo La Pass car ils n’ont pas la condition adéquate et un mauvais équipement.

L’équipement

J’ai investi dans un bon équipement au départ de Bxl, je pense que çà fait aussi partie de la réussite d’un trek : de bonnes chaussures de marche, une bonne veste chaude, de bonnes chaussettes, mais surtout un sac de couchage de grande qualité, il m’a coûté très cher mais je sais que je l’utiliserai souvent (enfin si je prends goût au trek, autrement je le donnerai à mon filleul pour ses camps scouts). Et au Népal les nuits ont la réputation d’être assez glaciale surtout en altitude et en lodge donc je n’ai pas réfléchi trop longtemps à investir.

Je me suis aussi équipée de quelques bons sous-vêtements techniques pour être certaine d’avoir chaud, je sais que si je ne continue pas le trek ensuite ces vêtements me serviront soit en Belgique ou au ski.

Le guide et l’équipe locale

L’équipe de porteurs népalais est toujours à notre écoute, à nos petits soins, en général je les croise au petit déjeuner, pendant qu’ils attachent nos sacs sur les yaks et après je les re-croise en général me dépassant en milieu de matinée ou alors je ne les retrouve qu’en fin de journée, mais le guide lui est avec nous 24h/24 et c’est avec joie qu’il nous fait découvrir son pays, ses anecdotes, l’histoire des montagnes… une complicité se crée et au moment du départ c’est le coeur très gros que je quitte le guide et les porteurs, avec mon tempérament sensible et sociable, ses porteurs et guides sont ma famille pendant 2 semaines, alors les quitter est difficile surtout de les laisser dans des conditions de vie pas aussi confortables que celles occidentales.

La météo

J’ai eu beaucoup de chance avec la météo, le soleil est au rdv tous les jours avec des températures qui sont très fraîches au départ à 8h-8h30 mais qui grimpe assez vite jusqu’à 15-18 degrés en début d’après-midi mais qui descendent très vite dès le soleil couché vers 16h30-17h.

C’est donc avec plaisir que dès l’arrivée au lodge, chacun se retrouve autour de l’unique chauffe bois jusqu’à la fin du dîner où chacun va rejoindre sa chambre généralement assez froide pour se coucher dans son sac de couchage.

Le niveau de difficulté

Pour mon 1er trek, je me laisse guider par ma conseillère voyage Marjolaine qui m’a posé quelques questions sur ma condition physique, mon entraînement quotidien/hebdomadaire en cardio et mon objectif voire mes envies. Il faut que çà reste des vacances et pas un épuisement. Au quotidien, les marches sont de 4 à 6h, avec quelques dénivelés assez conséquents par moment, je ne regrette pas mon entraînement régulier pour ce circuit, je pense que pour voir ce que j’ai vu, çà vaut vraiment la peine de s’entraîner 3-4 x/ semaine, çà me permet aussi d’aller à des hauteurs de sommet où tout le monde ne va pas (le silence et la quiétude çà se paie) (contrairement à d’autres circuits plus touristiques au nepal mais plus accessibles aussi).

C’est donc très heureuse et très fière de moi que je suis revenue à Bxl avec juste une envie : repartir très vite avec Atalante évidemment.

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